fin
J'ai connaissance d’une femme sentimentale,
énigme de l'innocence, qui cohabite mes habitudes,
longe les parois de mes allers et retours du vécu.
Ce spectacle n’a plus rien d’imprévu,
je le connais bien: la mort, la fin du film
(le dernier mortel).
Comme le vampire face à l’aube, son destin forgé
dans l’âcre réalité du cinéma américain.

Pour un instant
les réalisations germaniques accueillaient Louise
comme le mythe incarné de Loulou.
Personne ne résistait à son charme, sa beauté:
on succombait de toutes manières!

J’essayais en vain de m’approcher,
de l’accompagner,
Louise, déjà à destination.
Elle me laissait souffrir dans les souvenirs,
les plaintes, les soupirs et l’éternité.
Mais l’Éternité amenait la pause.
Le cordage linéaire qui poursuivait
les passés fuselés aux celluloïds…
ceux qui fondaient à l’usure.
Qui aspiraient à la réalité de la tragédie.

La réalité n'avait plus son cachet d'antan.
Derrière les rideaux,
l’odeur du vent n’existait même plus.
La mort venait la chercher, mon amour
qui survivait des peines qu’on lui avait fait.
Aucun inutile baiser de la fin… ou de la loge impériale.
La mort venait me jouer…
«Ende»
(fin des recherches?)




© 1991 ronald mc gregor.


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